Réunion de famille

Posted in Uncategorized on juillet 6, 2009 by fenrir404

Je reviens de l’église pour la cérémonie d’enterrement de ma gd mère et je me demande : suis-je un monstre ?

La guerre entre la famille et moi est ouverte et plus qu’entamée. Mais ce n’est pas une raison pour manquer de respect à cette femme. J’ai donc mis ma robe noire (celle au décolleté plongeant. Je crois que mes cousins vont avoir du mal à s’en remettre) et mes chaussures à pois (celles que mon chat adore) et je me suis rendue à l’église avec ma cousine Elga. Tu sais, le mouton noir de la famille, celle qui est restée en bon terme avec moi, celle avec qui je formais la Suisse, les 2 neutres dans les tensions. Enfin, jusqu’à ce que les tantes traitent ma mère de pute. Là, je suis devenue l’Angleterre : Lointaine qui se déclare non concernée mais qui les bombardent quand même un petit coup derrière les oreilles. Ouais… Je suis la résistance.

Merde, je m’égare.

Je me suis donc rendue à l’enterrement de ma grand-mère, vieille dame de 86 ans, mère de 7 enfants, grand-mère de 12 poux et arrière grand-mère d’une vingtaine de gamins. Eux, je ne les connais pas tous, n’ayant pas grande affinité avec mes cousins.
Hier encore, j’avais pris la décision d’arriver en retard, rester au fond, passer à l’offrande et partir. Montrer que j’étais venue et basta, ne pas faire de foin, être la Suisse. Finalement, je l’ai jouée insolente et omniprésente, le bombardier britannique. Tu sais pourtant à quel point je n’aime pas me montrer en spectacle.
Je suis donc arrivée à l’heure, j’ai salué tout le monde, un par un, en bonne « connaissance » – De toute façon, mon grand-père m’a encore prise pour mon autre Grand-mère, Lili, celle qui est morte en 1984 – puis me suis installée parmi les inconnus avec Elga. Si mon statut de benjamine de la famille aiguise l’obsession de mes tantes à m’endoctriner, Elga elle, est tranquille sur ce point vu qu’elle est complètement ignorée. Je dirais même que son frère et ses nièces sont ceux qui l’ignorent le plus.

Le premier bombardement de la résistance a eu lieu avant que la messe ne commence, la tante Moby (tu sais, la baleine qui se fait passer pour ma mère auprès des huissiers) me fait signe de me rapprocher, parmi mes cousins et tantes, « auprès des miens » comme elle dit. Je l’ai regardé froidement, bombé le torse en souriant à Elga et dit calmement mais froidement : « Désolée, je n’ai jamais été proche de la famille, je ne vois pas pourquoi je le serais à un enterrement. »
Etrangement, elle n’a pas insisté.

On s’est levé, on s’est assis, ils ont chanté et fait des signes de croix, je suis restée stoïque en bonne et respectueuse non catholique que je suis, j’ai donné des sous à la quête, tendu un mouchoir à la petite cousine en larmes (je ne comprendrais jamais la présence d’enfants de moins de 10 ans à des enterrements) et j’ai refusé de participer à cette histoire de lumière et bougies. Je ne suis pas catholique. Durant mon enfance, les seuls exemples que j’ai eus sont ces harpies de tantes qui redoublent de talent dans l’art de l’intolérance et de la méchanceté gratuite. Alors tu te doutes bien que leur Dieu me faisait peur, lui, cet être dont ils sont à l’image. Quand je voyais la cruauté dont elles faisaient preuve, qu’est ce que ça donnait à la puissance divine ? Alors j’ai décidé de ne pas croire en lui, comme je refusais de croire en l’existence du monstre sous mon lit.
La encore, elles n’ont pas insisté mais j’ai bien senti leur reproche. Mais je refuse de faire semblant, ce serait insulter leur croyance.

On est passé devant le cercueil, ils ont fait des bisous au couvercle, j’en ai fait un sur le crâne de mon grand-père avec un légère caresse sur le bras, ils ont fait des signes de croix devant le cercueil, j’ai fait un dernier sourire à cette vieille dame qui n’a jamais voulu de moi dans sa famille mais à qui je tenais quand même, un tout petit peu malgré tout et au lieu de partir comme je l’avais décidé hier, je suis retournée m’asseoir sous les regards ahuris de mes tantes et cousins.
Eux qui me connaissaient fille en jean et baskets, fuyante et soumise, ils ont découvert une femme sure d’elle (oui, je sais faire illusion quand il faut) et de ses convictions, en robe sobre mais féminine et chaussures à talons, indépendante et affirmée. J’ai senti leur envie. J’ai senti ce désir de m’avoir, non pas la fille piétinée qu’ils négligeaient et refusaient mais la femme accomplie sur laquelle ils n’ont plus la moindre emprise. Celle qui vit sa vie, qui n’est plus quémandeuse de liens puisqu’elle en a créé ailleurs.

A la fin de la cérémonie, la tante Marie est venue me voir, m’invitant à la réunion de famille chez elle après l’enterrement. Elga n’y était bien sure pas invitée, c’est un acte impardonnable à mes yeux. J’ai donc refusé, précisant que je n’avais pas son adresse (je n’en ai aucune, pas même celle de mon propre père). De toute façon, c’est une réunion familiale et je n’en ai jamais fait partie. Je n’ai jamais été conviée aux baptêmes, communions, mariages, anniversaires… On ne me contacte que pour les enterrements, plus ou moins par obligation.

Je les ai alors quittés fièrement devant l’église, eux partant au nord vers le cimetière, moi au sud vers mon croque monsieur. Le cimetière n’est pas loin de chez moi, j’irais lui présenter mes excuses quand la pluie aura cessé…

Des news…

Posted in Uncategorized avec des tags , , on avril 15, 2009 by fenrir404

Ca fait un moment que je ne t’ai pas donné de nouvelles alors hop, je me rattrape à l’arrach’ !

- Je n’ai plus de boulot fixe. En général, perdre un CDI ça fait chier mais là, franchement, c’est un gros mal pour un gros bien… Je fais des petits trucs ici et là en attendant mieux et songe sérieusement à suivre une formation dans le but d’élargir mon champ de recherche.
- J’ai une nouvelle colocataire, une pute. Non mais vraiment. C’est un travesti (Franck) qui, pour payer sa vaginoplastie, fait le trottoir. Je passe mes nuits à angoisser de la savoir dehors mais au moins maintenant, je sais que c’est 30 la pipe, 50 l’amour…
- Ma coloc habituelle est en vacances pour un mois ! Salope !
- Sacha tente un come back dans la catégorie officielle. Seulement je persiste et signe, il reste pour moi un copain coquin… Je ne me vois pas jouer les prolongations avec lui.
- Il faut impérativement que je me taille les ongles de pieds avant de ressortir les sandalettes…

Voilà, la suite un autre jour…

La banque alimentaire

Posted in Uncategorized avec des tags on décembre 8, 2008 by fenrir404

coquillette, nom féminin
Sens Pâte alimentaire en forme de petit tube courbe, qui évoque une coquille [Cuisine]. Synonyme pâte Anglais pasta shells

En ce moment, c’est la période des dons pour la banque alimentaire. « Donnez de la nourriture à ceux qui ne peuvent en acheter » qu’ils disent. Je viens de remplir un de leurs caddies de pâtes, riz, semoule et chocolat. Car le chocolat, c’est bon contre le stress. Et quand on en chie dans la vie, on stresse. D’où la nécessité du chocolat. J’ai pris 2 kilo.

En ce moment au bureau, nous sommes sujets à de grosses restrictions budgétaires. C’est qu’il faut faire des économies pour payer les notes de frais du directeur qui avoisinent le triple de mon salaire mensuel et l’abonnement de son iphone. Du papier recyclé, les cartouches d’encre au compte goutte, les feuilles de PQ numérotées et fini le luxe de la fontaine à eau à tous les étages. Désormais, seul l’étage de la direction a droit à son point d’eau. Nous, au 2nd et au RDC, on doit ramener notre propre bouteille d’eau. Le café, le sucre et le thé aussi ont été supprimés et sur le mur derrière la cafetière est apparue une feuille « cotiz » sur laquelle on doit écrire notre nom, mettre la date et noter ce qu’on a apporté comme café, thé et sucre.
Je ne sais pas ce qui me révolte le plus. Le fait de devoir prouver qu’on a apporté quelque chose ou le fait que la DRH ait écrit « cotiz ». Non parce que l’air de rien, déjà qu’on doit supporter les fautes d’orthographe de la responsable de communication et relations publiques, si en plus, on doit supporter le langage SMS de la DRH, on n’est pas dans la merde ! Mais je te passe les détails, le sujet n’est pas là.

Je suis révoltée donc. J’apporte toutes les semaines du thé et jamais, au grand jamais, tu ne verras mon nom inscrit sur cette feuille. Et non contente de boycotter cette chose, je manifeste !
J’ai donc récupéré un sac plastique de la banque alimentaire, dans laquelle j’ai mis du café, du thé, du sucre et des coquillettes. Ce matin, j’ai posé le plastique sous la fiche cotiz avec un pack d’eau, sans y mentionner mon nom. C’est l’hiver, il fait froid, je donne à manger à ceux qui ne peuvent acheter eux même leur nourriture.

Bon, p’tête que les coquillettes et les bouteilles d’eau étaient de la provoc…

Les exs : Vincent

Posted in Uncategorized avec des tags on décembre 8, 2008 by fenrir404

Je fonctionne beaucoup par thème. Après les sportifs, j’ai fait les artistes. Luigi ne fut donc pas le seul. Après lui, il y a eu Vincent, photographe mégalo et égocentrique, père divorcé et amant exemplaire. J’aurais pu sans peine jouer les prolongations avec lui. J’aimais autant les soirées vernissage d’expo que les soirées hot dog devant le catch à la télé. J’aimais les samedis avec ses enfants, les dimanches devoirs en vitesse avant que la maman ne viennent les récupérer, les débauches de sexe une fois les enfants partis.
Il aimait mon cynisme, mes seins et mes photos. Riait de ma pudeur, volait les clopes au fond de mon sac…
J’aurais pu sans peine jouer les prolongations avec lui… S’il ne m’avait pas qualifiée d’affectueuse comme un frigo vide.

Silence de mort pendant une semaine. Je ne suis pas allée chez lui, je ne lui ai pas téléphoné. Lassé de mon mutisme, il m’a alors appelé tous les jours pendant 3 semaines, sans jamais oublier, mais je ne répondais pas. Et tous les jours, il me lassait un message sur mon répondeur. Je lui manquais, il était désolé, il ne savait plus combien d’œufs mettre dans la pâte à crêpe… Parfois, le message était une chanson qui passait à la radio, d’autres fois il me lisait un article de son journal.
Puis plus rien. Vincent jouait le même jeu du mutisme que moi, une vraie guerre des nerfs. Mais j’ai plus d’entrainement que lui et au bout d’une semaine, il est revenu à la charge avec un sms : « Cherche pas à me remplacer, avec mon mètre 98 et ma mâchoire carrée, tous les autres te sembleront fades… » Il avait gagné la partie.
Le soir même, à 22h, j’étais assise devant chez lui à attendre son retour bien sagement. A 3h du matin, je me suis réveillée frigorifiée sur sa marche, sa tête sur mes genoux.

Peu de temps après, il a accepté un contrat à l’autre bout du pays et il est parti.

Fini les artistes, le dernier en date est Greg le pompier. Pas besoin de raconter à nouveau mon histoire avec lui, son « j’ai trouvé une copine » résume bien notre histoire.

Les exs – Luigi

Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404

Oui, y’a encore des exs. Juste 3, rassure-toi, j’ai fini par me calmer.
Luigi l’artiste bâti comme une crevette habitait à 2h de route de moi. Le pied. On gardait chacun notre liberté sans pour autant souffrir de nos absences.
Mais je n’étais qu’une piqure de rappel pour lui. Sa précédente expérience ayant té un fiasco, il était resté de longs mois seul et avant de se remettre sur le marché de la drague, voulais vérifier s’il y « arrivait encore »

En théorie oui. Mais la qualité de la pratique laissait à désirer. Et puis il m’a présenté son beau-père. Un beauf de la pire espèce, genre celui qui juge tout de suite selon ses critères et idées reçues. Un type lourd à l’alcool facile et humour bien à lui.
Dans le fond, ce que le beau-père pensait de moi, je m’en fichais pas mal. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que Luigi me rapporte tout : « Il dit que tu te couches et te lèves trop tard pour faire quelque chose de ta vie. Et il dit que tu es dépravée et instable… »

Il ne m’a pas défendue, il n’a rien dit, je suis sure qu’il a acquiescé quand son beauf-père lui a fait mon analyse. Ce genre de réflexions étaient trop chères payées pour ses piètres performances et son manque d’attention.

Les exs – Le commercial

Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404

Le commercial déjanté était assez spécial. On ne se voyait qu’en ville ou chez ses potes. Jamais chez lui, jamais chez moi. Une partie de jambes en l’air vite fait, de grandes balades en ville, des soirées dans son bar fétiche… J’ai eu une vie bien active avec lui, on sortait tout le temps, ça donnait plus l’impression de bons potes un peu coquins à l’occasion. Ca m’allait très bien. Je n’avais pas besoin de plus.
Quand on a commencé à s’ennuyer, qu’on prenait moins de plaisir à trainer ensemble, je lui ai dit qu’il n’avait pas besoin de couper son bouc pour que ça ne me chatouille pas puisque je n’avais plus l’intention de l’embrasser.
On s’est serré une dernière fois dans les bras l’un de l’autre puis je suis rentrée chez moi. Je ne l’ai plus jamais revu. Disparaitre, c’est ma spécialité.

Après lui, il y a eu une longue période de troubles. Trop longue et trop humiliante. Et même si j’en ri maintenant, même si j’éprouve de la pitié pour cet être, je ne peux me résoudre à en parler ouvertement. Si j’avais été la seule à en souffrir, peut-être que cette gène serait déjà partie. Mais je ne suis pas la seule avec qui il a joué, alors zappons le, et pour le coup, ce n’est pas moi mais lui qui disparait.

Les exs – Les 2 sportifs

Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404

Après Ted et les nombreuses galipettes Sachiennes (cabine de douche commune d’un hôtel, cabine d’essayage d’un magasin de sport, parking à 16h, rond point en pleine nuit…), ça a été une période assez sportive :

Il y a d’abord eu le joueur de hockey. Vieux pote du collège revenu dans la région lors de sa rééducation (il avait plié son genou dans le mauvais sens durant un match) il m’a finalement plaquée pour un autre mec.
Je me suis posé beaucoup de questions à mon sujet. Suis-je un monstre qui l’a dégouté des femmes ?

Puis le footballeur. Un gentil câlin qui n’a jamais essayé de savoir ce qu’il y avait sous mon t-shirt et ma petite culotte. 4 mois ensemble, 4 mois à dormir ensemble presque tous les jours sans jamais se toucher. Des petits déj au lit à refaire le monde, une vie de couple tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Un Ted qui ne cherchait pas à me dresser ni à « sexer ».
Rupture masquée sur fond de sms et manque de sens de l’orientation. Il m’attendait dans une rue mal indiquée que je n’ai trouvé que 3 mois plus tard. Après ces longs mois de silence, je me suis décidée à aller chez lui récupérer mes affaires. Pas de dispute, pas de larmes, juste un carton de fringues et quelques DVD.
Chez moi, j’ai pleuré tout le week-end. Mais ça, il ne l’a jamais su.

Les exs- Ted round 2

Posted in Uncategorized on novembre 30, 2008 by fenrir404

Quelques mois plus tard, Ted est revenu à la charge, me demandant si au moins, même si on n’était plus ensemble, on pouvait encore « sexer ». Je n’ai même pas eu le courage de lui donner la définition exacte de ce verbe.

Voyant qu’il ne me lâchait pas, je lui ai laissé imaginer que je l’avais trompé avec Sacha. Il m’a alors traitée de pute et de salope, puis s’en est allé se faire consoler par une vraie, de salope, qui non contente de se foutre de lui, lui a en plus filé des morpions.

De mon côté, pour au moins savoir de quoi je parlais, je suis allée faire des galipettes avec Sacha. Juste pour le fun… On fermera les yeux sur la chronologie.

Les exs – Ted

Posted in Uncategorized avec des tags , on novembre 30, 2008 by fenrir404

Le 1er fut Ted. Tout un roman. Nous sommes restés ensemble 1an (malgré les 800km qui séparaient mon lieu d’études et le sien), jusqu’à ce que je  ne prenne la fuite. Faut dire aussi que c’était du lourd. Comment te le décrire… Du haut de ses 20ans, il était vieux. Une vie, des amis, des ambitions et des idéaux réglés comme du papier à musique.
Je l’ai rencontré à la fin de ses études d’informatique, quand il montait sa propre boite avec son meilleur ami. Car « une vie réussie est une vie où on est son propre patron » qu’il me disait ! Sur le coup, je n’ai pas réagit. J’étais naïve et amoureuse, que veux-tu ! (Sisi, ça m’arrive d’être amoureuse. C’est rare… Mais ça arrive.) Je ne voyais pas ses idées de bœuf ni son manque cruel d’imagination, d’humour et de spontanéité…
Nos 3 premiers mois ensemble (de juin à aout inclus), j’ai su ingénieusement éviter ses amis. Mon intuition me disait de les éviter comme la peste. Et j’avais raison. Le 4ème mois, après avoir rencontré ses parents (et si…) il m’a emmené, un vendredi soir, voir ses amis : l’étudiante psy, l’informaticien, l’étudiant architecte et le je sais plus quoi dépressif. Des caricatures d’intello qui trouvaient qu’évidemment, je n’étais pas assez bien pour eux. Le problème était surtout que Ted devenait moins disponible, passant quand même pas mal de temps avec son pénis entre mes cuisses.

Puis je lui ai présenté mes amis. Il a évidemment essayé d’amadouer Michèle. Avoir Michèle dans la poche, c’est avoir une première Belle-mère de son côté. Je ne l’ai jamais vue aussi glaciale avec quelqu’un que lui. Il en a même eu peur. Paula s’est montrée très réceptive à ses avances. Enfin… C’est ce qu’elle lui a dit. Le pauvre était complètement perdu et lui jurait que non, il ne lui avait jamais fait d’avances et qu’elle se trompait lourdement, que l’infidélité était mal… Elle a ri puis a dit « gentiment niais le gardon… » Là j’ai un peu tiqué…

Il n’a jamais rencontré Sacha mais l’a automatiquement détesté. Pourtant à l’époque, je n’avais encore rien fait avec lui. Ted était mon seul et unique, celui qui m’avait dévirginifié (oui, j’invente un mot) et le seul a avoir profité de ma nouvelle condition de femme moderne.
Plus tard, j’ai découvert qu’il détestait par principe tout mâle passant du temps avec moi, jusqu’à détester profondément mon chat. (une rivalité digne des héros de Shakespeare !)

Le soir de mes 20ans fut une immense fête avec amis, famille et Ted. Mais ce fut plus une fête de fiançailles qu’un anniversaire. La preuve, on m’a offert de la vaisselle et du linge de maison « elle et lui ». Ted était aux anges : Si mes amis n’avaient pas été charmés par sa « maturité » que je qualifierais plutôt d’idées reçues de petit garçon, il avait eu immédiatement la famille dans la poche ! Et ça, c’était très très mauvais signe pour moi. Mais la fête passée, tout le monde a fini bourré et le lendemain il n’y paraissait plus.

1er janvier chez Florent pour un réveillon mémorable, pendant que notre hôte me racontait encore le dressage du lézard, Ted expliquait « nos » plans d’avenir à Michèle, toujours aussi sceptique à son sujet et discrétos, j’écoutais… :
« Quand elle aura fini ses études, elle viendra vivre avec moi. D’abord chez mes parents, le temps de faire construire la maison que mon pote est en train de dessiner. Pendant ce temps, moi je monte ma boite d’info. Si elle veut, tant qu’on n’a pas d’enfant, elle peut se trouver un petit travail pas trop compliqué qu’elle quittera pour élever les petits David et Marie… »
Comment j’ai flippé grave ! Il avait déjà les prénoms de nos enfants !

Le vendredi 3 janvier, Ted était reparti chez ses parents, à 800km de moi. Comment je fais pour me souvenir qu’il s’agissait d’un vendredi alors que je suis incapable de me souvenir du numéro de ma carte bleue ? Et bien comme je te l’ai dit plus haut, Ted est réglé comme du papier à musique. TOUS les vendredi soir, à 23h00, il me téléphonait pour me raconter sa soirée au café de la paix avec ses amis. Seulement ce 3 janvier, à 23h00, je dansais dans un bar gay sur les rythmes endiablés de techno espagnole pour une soirée à thème. Alors le téléphone, tu parles que je ne l’ai pas entendu !
Je suis rentrée chez moi à 5h, j’avais 28 messages sur mon répondeur. Les premiers calmes, les suivants inquiets, les derniers en larmes.

Le 6 janvier, j’étais chez son pote architecte à regarder les plans de notre future maison : « Alors là tu vois, c’est le rez-de-chaussée. Tu as vu, j’ai pensé à la fenêtre dont tu rêves tant entre la cuisine et le séjour. Et là c’est mon bureau pour travailler. En haut, tu as notre chambre, celle des enfants, la salle de bain, mon coin BD et ta lingerie… » Gné ? Qué ? Euh… Plait-il ? MA lingerie ?
Pendant que monsieur lira ses Donjons (c’est tout ce qu’il lit) je m’occuperais de la lessive ? J’ai alors joué la niaise, demandant comment serait notre avenir. Si tous les vendredis soirs, on irait au café de la paix voir ses amis pendant que les miens seront à 800km de moi, si tous les dimanches midi on irait déjeuner chez ses parents et si je serais une mère au foyer, ne voyant plus personne d’autre que lui ?
De son air enjoué il a tout acquiescé, ravi de voir qu’il avait enfin réussi à dresser la bête et que nous étions ENFIN sur la même longueur d’onde. Le flip total ! Je lui ai alors demandé le prénom de nos enfants, il a répondu David et Marie, j’ai répliqué du plus calme possible : « Ah bah désolée mais non. Si j’ai une fille, elle s’appellera Elise. On doit se quitter, on n’est pas fait l’un pour l’autre. » Et je suis partie.

Ma première rupture ne fut pas plus compliquée que ça.
Je ne sais pas si j’aurais une fille et je ne sais pas si elle s’appellera Elise. Mais cette petite fille aura été très utile cette fois là.

Le 8 février, Ted téléphona à ma mère pour savoir si en m’envoyant des fleurs pour la saint Valentin, il aurait une chance de me reconquérir. Elle lui a alors répondu que son principal défaut était le manque d’imagination et qu’il aurait plus de chance de me séduire en m’envoyant des fleurs à la sainte Bernadette. Il a répondu bêtement que non, la fête des amoureux ce n’est pas à la sainte Bernadette… Elle a soupiré.

Les exs – intro

Posted in Uncategorized avec des tags on novembre 30, 2008 by fenrir404

Je dois donc faire une liste de mes déboires officiels. Pas les coups d’un soir ni les histoires tellement courtes qu’on dirait des spots publicitaires (là y’en aurait trop…)
J’ai été sage longtemps. Je n’ai découvert les joies du sexe et autres activités louches et périlleuses (genre nager dans une fontaine, déguisée en abeille) qu’à partir de mes 19ans. Mais après j’ai rattrapé le temps perdu…

D’ailleurs, la liste étant longue, je crois que ça va prendre plusieurs articles…