J’ai appelé ma mère hier matin. Comme ça, pour « rien ». Au fil de la conversation, on en arrive à aborder le souci de la garde-robe à réapprovisionner (la sienne aussi est à plaindre/pleindre ^^) et je glisse nonchalamment la robe rouge à 5€. « Bah ! Tu te prends pour Nana Osaki ?! »
Là j’ai flippé. Merde ! Je savais qu’elle m’avait piqué le monde de Narnia mais pas les Nana ! Bref. J’ajoute du coup qu’elle n’est plus disponible à ma taille, seulement une taille au dessus. « Qu’à cela ne tienne, à ce prix là, on sort la machine à coudre pour l’arranger… »
Bon… Je crois que ça y est, le départ est lancé. Lundi je reçois une robe rouge… Faudra que je me trouve une paire de pompe. Huhu !
La liste (3 et fin)
Posted in Uncategorized on janvier 7, 2010 by fenrir404La liste (2)
Posted in Uncategorized on janvier 7, 2010 by fenrir404Les soldes ? Ah oui, j’y viens. Tout est venu d’une envie de me re-sociabiliser. Je ne suis pas plus bête ni plus chiante qu’une autre, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas vivre comme tout le monde et nouer des liens. Seulement tant que je serais incapable de vivre avec moi-même, ce n’est même pas la peine d’essayer.
Je n’ai pas pris de résolution pour l’année 2010. Non pas que ça ne sert à rien mais la seule qui me venait en tête était : vivre. Et ça, c’est ce que je fais tant bien que mal depuis ma naissance. Alors ça ne compte pas. Là où réside le changement, c’est que j’ai décidé de faire des efforts pour me rendre présentable. A la poubelle le garçon manqué (ah bah enfin on y revient !) et bonjour la princesse. Enfin la princesse… Pas celle avec la robe en tulle rose et le diadème hein ! Juste les chaussures de fille et le maquillage.
Pour cela, plein de points à revoir :
1 – Le poids.
Je suis loin de la taille mannequin. Très loin. D’une bonne vingtaine de kilo. Et c’est à cause de ces kilos que j’ai toujours refusé de prendre soin de moi. « t’as pas la silhouette ? T’as pas le droit d’être coquette ! » Du jour où je suis passée de la fille squelettique à la fille obèse (merci le gros stress en pleine montagne) je me suis interdit d’être féminine. C’était ma punition pour avoir été si faible. Ah j’étais super tyrannique avec moi-même quand j’étais petite ! Du coup, fini les petites jupes, bonjour les jeans. Fini la coquetterie, bonjour l’ombre. Belle connerie hein ? Il m’a fallu quoi… 12 ans pour le comprendre.
Avec le temps, les rencontres, l’expérience, j’ai compris que si je voulais redevenir une fille, il fallait commencer tout de suite par ce qui se voit. Faire le revêtement de façade avant la maçonnerie. D’un point de vue architectural, Je trouve ça absurde. Mais bon, qui ne tente rien, n’a rien.
2 – La garde-robe.
Ca, c’est LE gros point. Mon placard est plein, mais que de trucs inutiles. Déjà, je n’ai jamais fait le tri été/hiver. Toutes mes affaires sont ensemble, le gros pull faisant chambre commune avec le maillot de bain. Et j’ai une collection de débardeur ahurissante ! Des trucs affreux faits maison, noirs pour la plupart, les autres rouges, que je n’ose même pas mettre en pyjama. Eux, c’est clair, ils vont dégager !
Quant à la partie chaussure, j’ai déjà bien avancé. Sur la quarantaine de paires que j’avais encore en décembre, il n’en reste aujourd’hui que 6, dont 1 immettable car trop ridicule, 2 d’été, une nouvelle paire de bottes (9€) et 2 paires de converses hautes. Et rien de bien féminin. Seulement voilà, comme toujours, je me dis que je dois attendre d’avoir des fringues correctes pour acheter les chaussures qui vont avec.
Et comme j’attends de perdre quelques kilos avant d’acheter de nouvelles fringues, bah je ne suis pas là d’acheter de nouvelles pompes. Et je me retrouve en converse dans la neige ! Fait chier… Je vais finir par perdre un orteil avec ces conneries !
3 – La tête (extérieur)
J’ai beaucoup de cheveux. Trop. Implantation basse, frisés et bouclés, d’une santé éclatante donc ingérables. Ouais enfin… Ca c’était sans compter sur mon envie de me remuscler les bras avec mon vieux lisseur à cheveux ! Le pauvre est tellement vieux et tellement grippé qu’il faut y aller à 2 mains pour le maintenir fermé sur une mèche. 2h de step sur wii puis 2h de lissage des cheveux par jour, ça devrait le faire !
Je ne me suis pratiquement pas maquillée depuis l’hiver dernier. Je ne sais même pas si j’ai encore de quoi dans ma salle de bain. Avec le chat qui a la fâcheuse manie de tout planquer sous le canapé, je ne serais pas surprise de ne rien retrouver en place. Le pire, c’est que je suis douée pour le maquillage. Les gènes de ma mère experte en maquillage et autres cosmétiques sans doute… Bon. Les yeux bleus, la peau très pâle et les cheveux bruns, ça limite pas mal les couleurs. Ca va me faciliter les choses.
4 – La tête (intérieur)
Je crois que le travail le plus dur se situe là. Comment se faire à l’idée que top ! Aujourd’hui je deviens une fille ? Comment affronter le regard des autres ? Comment réagir à leurs « tiens, tu t’es maquillée ? C’est rare… » « Bah qu’est ce que tu as fait à tes cheveux ? » « T’es bien/pas terrible comme ça » Je déteste l’opinion des gens sur mon allure générale, encore plus leurs encouragements de complaisance. Ils peuvent commenter et critiquer mon caractère, ma façon de voir les choses, mes propos, qu’importe, j’assume pleinement les déviances de mon petit cerveau cynique. Mais comme je n’assume pas mon envie d’audace, je réagis comme une huitre aux commentaires. Alors j’ai peur qu’à la moindre allusion sur mes cheveux, mon visage, mes fringues (pas les chaussures, ça c’est sacré, je mords si on critique) je me renferme aussitôt dans mon ombre pour m’effacer et ne plus susciter la moindre réaction.
Ouais. Là y’a vraiment du boulot.
Je ne sais pas trop comment t’expliquer mon problème. Pour passer du blanc au noir, il faut passer par le gris. C’est facile, y’a des étapes intermédiaires, des stades de transition. Pour passer de garçon manqué à fille, je n’ai pas d’étape intermédiaire. Je dois adopter le rythme de la coquette : me lisser les poils, me maquiller, mettre une robe avec de gros collants au lieu d’un jean et un pull. A mes yeux, c’est comme passer de blanc à noir sans l’étape grise, provoquant de grosses taches blanches dans mon noir tout neuf. L’impression d’être… Un dalmatien. Ou une vache mais là ça va me décourager. Etre désaxée ne me dérange pas particulièrement mais je sais très bien que j’aurais droit aux commentaires. Et ça m’angoisse. J’en ai peur. C’est l’enfer.
La liste (1)
Posted in Uncategorized on janvier 7, 2010 by fenrir404Malgré mon air de garçon manqué, je n’en reste pas moins une fille. Depuis toute petite, j’ai toujours gardé bien caché ce côté « princesse » au profit d’une froideur calculée d’éleveur d’opossum mal léché avec pour unique ambition de me tuer au travail avant 50ans.
Les 50ans, c’était pour faire comme la plupart des membres de ma famille et au travail parce qu’ayant grandit dans un village où on n’accepte pas les étrangers (moi), la petite voix de ma conscience m’a sans arrêt soufflé que je serais de toute façon toujours seule, alors quitte à être seule et à se faire chier, autant se faire du fric et aller tous les étés à Bora-Bora. Ouais je sais, ça fait pitié.
Pourquoi je parle de ça au fait ? Ah oui, 2 raisons. L’une étant le lancement des soldes hier et mon achat d’une robe rouge à 5€, l’autre étant cette liste à l’encre délavée sur papier jaunit que j’ai retrouvé dans le « placard à jouets » de ma chambre d’enfant.
Ah oui, je ne t’ai jamais parlé de ce placard ? Il est tout petit, tout tordu et mansardé, caché derrière la porte d’entrée de ma chambre et c’est là que je rangeais mes playmobil. Et crois-moi, y’avait pas de place vide ! Aujourd’hui, il reste mes cours, une télé et un sapin en plastique. Ayant du sortir le sapin, je suis allée voir, par curiosité, si ma cachette tout au fond du placard y était toujours. La réponse : Oui. Bon il n’y avait pas grand-chose, juste un vieux numéro tout moisi du magazine J’aime lire avec un conte dont Michel Ocelot a du beaucoup s’inspirer pour le conte « La reine cruelle et le montreur de fabulo » dans Princes et princesses ainsi qu’une liste d’objectifs faite à l’âge de 10ans. L’air de rien, mon avenir, je me l’étais déjà tracé :
- Aller au lycée M, spécialité scientifique pour m’offrir le plus d’opportunités.
- Etudier le dessin d’illustration.
- Travailler dans une maison d’édition spécialisée dans le livre pour enfants.
- Acheter un appartement en centre ville avec de grandes fenêtres.
- Avoir un gros chien qui fait peur aux autres.
- Visiter Portland dans l’Oregon.
- Me marier avec un homme important pour avoir un nom. Pas besoin d’être amoureuse. Faire semblant.
- Créer ma maison d’édition.
- Adopter 2 enfants.
- Avoir une décapotable.
Là, ça fait peur. Faut dire aussi que j’étais bourrée d’idées fixes. Déjà, je ne tomberais jamais amoureuse parce que ça ne sert à rien. Je n’aurais pas d’enfants (je devais déjà le sentir qu’il y avait un couack là dedans). Mes amis seraient des cartes de visites et autres contacts pro. Je serais loin de la maison.
Finalement, je ne suis partie qu’à 150km, je n’ai pas fait d’études de dessin car l’école que je visais n’a pas voulu de moi, mon appart est tout petit et mal orienté, je n’ai pas de chien qui fait peur aux autres mais un chat qui ME fait peur et je suis plus d’une fois tombée amoureuse.
Et là j’entends cette voix de petite fille qui me gourmande : « tu ne serais pas tombée amoureuse, tu n’aurais pas été distraite et tu aurais mieux travaillé… » Oui. C’est vrai. Les histoires sentimentales m’ont pas mal freinée, mais je ne le regrette pas. Mon cœur a mainte fois été brisé, j’en ai blessé pas mal aussi, mais dans un sens, ça m’a conforté dans ma première idée : Ce n’est pas par amour que je me marierais. Je suis bien trop creuse sur ce point. Si je n’avais pas fait ces expériences malheureuses, j’aurais surement gardé en moi un regret et comme le disais mon arrière grand-mère : « Il ne faut pas refuser les amourettes nombreuses et variées quand on est une jeune fille, car après, quand tu auras ton lot de responsabilités, il sera trop tard… »
Oui, là tu peux hurler. Je suis pathétique.
Merde… A trop digresser, je me suis encore perdue. La liste donc. Aujourd’hui, si après mes réussites et nombreux déboires, je devais en refaire une, elle ne contiendrait qu’une ligne : Etre heureuse. Peu importe comment, où et avec qui, tant que je suis heureuse, tant que je ne me lève pas avec appréhension en soupirant « vivement ce soir qu’on se couche ».
Réunion de famille
Posted in Uncategorized on juillet 6, 2009 by fenrir404Je reviens de l’église pour la cérémonie d’enterrement de ma gd mère et je me demande : suis-je un monstre ?
La guerre entre la famille et moi est ouverte et plus qu’entamée. Mais ce n’est pas une raison pour manquer de respect à cette femme. J’ai donc mis ma robe noire (celle au décolleté plongeant. Je crois que mes cousins vont avoir du mal à s’en remettre) et mes chaussures à pois (celles que mon chat adore) et je me suis rendue à l’église avec ma cousine Elga. Tu sais, le mouton noir de la famille, celle qui est restée en bon terme avec moi, celle avec qui je formais la Suisse, les 2 neutres dans les tensions. Enfin, jusqu’à ce que les tantes traitent ma mère de pute. Là, je suis devenue l’Angleterre : Lointaine qui se déclare non concernée mais qui les bombardent quand même un petit coup derrière les oreilles. Ouais… Je suis la résistance.
Merde, je m’égare.
Je me suis donc rendue à l’enterrement de ma grand-mère, vieille dame de 86 ans, mère de 7 enfants, grand-mère de 12 poux et arrière grand-mère d’une vingtaine de gamins. Eux, je ne les connais pas tous, n’ayant pas grande affinité avec mes cousins.
Hier encore, j’avais pris la décision d’arriver en retard, rester au fond, passer à l’offrande et partir. Montrer que j’étais venue et basta, ne pas faire de foin, être la Suisse. Finalement, je l’ai jouée insolente et omniprésente, le bombardier britannique. Tu sais pourtant à quel point je n’aime pas me montrer en spectacle.
Je suis donc arrivée à l’heure, j’ai salué tout le monde, un par un, en bonne « connaissance » – De toute façon, mon grand-père m’a encore prise pour mon autre Grand-mère, Lili, celle qui est morte en 1984 – puis me suis installée parmi les inconnus avec Elga. Si mon statut de benjamine de la famille aiguise l’obsession de mes tantes à m’endoctriner, Elga elle, est tranquille sur ce point vu qu’elle est complètement ignorée. Je dirais même que son frère et ses nièces sont ceux qui l’ignorent le plus.
Le premier bombardement de la résistance a eu lieu avant que la messe ne commence, la tante Moby (tu sais, la baleine qui se fait passer pour ma mère auprès des huissiers) me fait signe de me rapprocher, parmi mes cousins et tantes, « auprès des miens » comme elle dit. Je l’ai regardé froidement, bombé le torse en souriant à Elga et dit calmement mais froidement : « Désolée, je n’ai jamais été proche de la famille, je ne vois pas pourquoi je le serais à un enterrement. »
Etrangement, elle n’a pas insisté.
On s’est levé, on s’est assis, ils ont chanté et fait des signes de croix, je suis restée stoïque en bonne et respectueuse non catholique que je suis, j’ai donné des sous à la quête, tendu un mouchoir à la petite cousine en larmes (je ne comprendrais jamais la présence d’enfants de moins de 10 ans à des enterrements) et j’ai refusé de participer à cette histoire de lumière et bougies. Je ne suis pas catholique. Durant mon enfance, les seuls exemples que j’ai eus sont ces harpies de tantes qui redoublent de talent dans l’art de l’intolérance et de la méchanceté gratuite. Alors tu te doutes bien que leur Dieu me faisait peur, lui, cet être dont ils sont à l’image. Quand je voyais la cruauté dont elles faisaient preuve, qu’est ce que ça donnait à la puissance divine ? Alors j’ai décidé de ne pas croire en lui, comme je refusais de croire en l’existence du monstre sous mon lit.
La encore, elles n’ont pas insisté mais j’ai bien senti leur reproche. Mais je refuse de faire semblant, ce serait insulter leur croyance.
On est passé devant le cercueil, ils ont fait des bisous au couvercle, j’en ai fait un sur le crâne de mon grand-père avec un légère caresse sur le bras, ils ont fait des signes de croix devant le cercueil, j’ai fait un dernier sourire à cette vieille dame qui n’a jamais voulu de moi dans sa famille mais à qui je tenais quand même, un tout petit peu malgré tout et au lieu de partir comme je l’avais décidé hier, je suis retournée m’asseoir sous les regards ahuris de mes tantes et cousins.
Eux qui me connaissaient fille en jean et baskets, fuyante et soumise, ils ont découvert une femme sure d’elle (oui, je sais faire illusion quand il faut) et de ses convictions, en robe sobre mais féminine et chaussures à talons, indépendante et affirmée. J’ai senti leur envie. J’ai senti ce désir de m’avoir, non pas la fille piétinée qu’ils négligeaient et refusaient mais la femme accomplie sur laquelle ils n’ont plus la moindre emprise. Celle qui vit sa vie, qui n’est plus quémandeuse de liens puisqu’elle en a créé ailleurs.
A la fin de la cérémonie, la tante Marie est venue me voir, m’invitant à la réunion de famille chez elle après l’enterrement. Elga n’y était bien sure pas invitée, c’est un acte impardonnable à mes yeux. J’ai donc refusé, précisant que je n’avais pas son adresse (je n’en ai aucune, pas même celle de mon propre père). De toute façon, c’est une réunion familiale et je n’en ai jamais fait partie. Je n’ai jamais été conviée aux baptêmes, communions, mariages, anniversaires… On ne me contacte que pour les enterrements, plus ou moins par obligation.
Je les ai alors quittés fièrement devant l’église, eux partant au nord vers le cimetière, moi au sud vers mon croque monsieur. Le cimetière n’est pas loin de chez moi, j’irais lui présenter mes excuses quand la pluie aura cessé…
Des news…
Posted in Uncategorized avec des tags franck, quotidien, sacha on avril 15, 2009 by fenrir404Ca fait un moment que je ne t’ai pas donné de nouvelles alors hop, je me rattrape à l’arrach’ !
- Je n’ai plus de boulot fixe. En général, perdre un CDI ça fait chier mais là, franchement, c’est un gros mal pour un gros bien… Je fais des petits trucs ici et là en attendant mieux et songe sérieusement à suivre une formation dans le but d’élargir mon champ de recherche.
- J’ai une nouvelle colocataire, une pute. Non mais vraiment. C’est un travesti (Franck) qui, pour payer sa vaginoplastie, fait le trottoir. Je passe mes nuits à angoisser de la savoir dehors mais au moins maintenant, je sais que c’est 30 la pipe, 50 l’amour…
- Ma coloc habituelle est en vacances pour un mois ! Salope !
- Sacha tente un come back dans la catégorie officielle. Seulement je persiste et signe, il reste pour moi un copain coquin… Je ne me vois pas jouer les prolongations avec lui.
- Il faut impérativement que je me taille les ongles de pieds avant de ressortir les sandalettes…
Voilà, la suite un autre jour…
La banque alimentaire
Posted in Uncategorized avec des tags boulot on décembre 8, 2008 by fenrir404coquillette, nom féminin
Sens Pâte alimentaire en forme de petit tube courbe, qui évoque une coquille [Cuisine]. Synonyme pâte Anglais pasta shells
En ce moment, c’est la période des dons pour la banque alimentaire. « Donnez de la nourriture à ceux qui ne peuvent en acheter » qu’ils disent. Je viens de remplir un de leurs caddies de pâtes, riz, semoule et chocolat. Car le chocolat, c’est bon contre le stress. Et quand on en chie dans la vie, on stresse. D’où la nécessité du chocolat. J’ai pris 2 kilo.
En ce moment au bureau, nous sommes sujets à de grosses restrictions budgétaires. C’est qu’il faut faire des économies pour payer les notes de frais du directeur qui avoisinent le triple de mon salaire mensuel et l’abonnement de son iphone. Du papier recyclé, les cartouches d’encre au compte goutte, les feuilles de PQ numérotées et fini le luxe de la fontaine à eau à tous les étages. Désormais, seul l’étage de la direction a droit à son point d’eau. Nous, au 2nd et au RDC, on doit ramener notre propre bouteille d’eau. Le café, le sucre et le thé aussi ont été supprimés et sur le mur derrière la cafetière est apparue une feuille « cotiz » sur laquelle on doit écrire notre nom, mettre la date et noter ce qu’on a apporté comme café, thé et sucre.
Je ne sais pas ce qui me révolte le plus. Le fait de devoir prouver qu’on a apporté quelque chose ou le fait que la DRH ait écrit « cotiz ». Non parce que l’air de rien, déjà qu’on doit supporter les fautes d’orthographe de la responsable de communication et relations publiques, si en plus, on doit supporter le langage SMS de la DRH, on n’est pas dans la merde ! Mais je te passe les détails, le sujet n’est pas là.
Je suis révoltée donc. J’apporte toutes les semaines du thé et jamais, au grand jamais, tu ne verras mon nom inscrit sur cette feuille. Et non contente de boycotter cette chose, je manifeste !
J’ai donc récupéré un sac plastique de la banque alimentaire, dans laquelle j’ai mis du café, du thé, du sucre et des coquillettes. Ce matin, j’ai posé le plastique sous la fiche cotiz avec un pack d’eau, sans y mentionner mon nom. C’est l’hiver, il fait froid, je donne à manger à ceux qui ne peuvent acheter eux même leur nourriture.
Bon, p’tête que les coquillettes et les bouteilles d’eau étaient de la provoc…
Les exs : Vincent
Posted in Uncategorized avec des tags Vincent on décembre 8, 2008 by fenrir404Je fonctionne beaucoup par thème. Après les sportifs, j’ai fait les artistes. Luigi ne fut donc pas le seul. Après lui, il y a eu Vincent, photographe mégalo et égocentrique, père divorcé et amant exemplaire. J’aurais pu sans peine jouer les prolongations avec lui. J’aimais autant les soirées vernissage d’expo que les soirées hot dog devant le catch à la télé. J’aimais les samedis avec ses enfants, les dimanches devoirs en vitesse avant que la maman ne viennent les récupérer, les débauches de sexe une fois les enfants partis.
Il aimait mon cynisme, mes seins et mes photos. Riait de ma pudeur, volait les clopes au fond de mon sac…
J’aurais pu sans peine jouer les prolongations avec lui… S’il ne m’avait pas qualifiée d’affectueuse comme un frigo vide.
Silence de mort pendant une semaine. Je ne suis pas allée chez lui, je ne lui ai pas téléphoné. Lassé de mon mutisme, il m’a alors appelé tous les jours pendant 3 semaines, sans jamais oublier, mais je ne répondais pas. Et tous les jours, il me lassait un message sur mon répondeur. Je lui manquais, il était désolé, il ne savait plus combien d’œufs mettre dans la pâte à crêpe… Parfois, le message était une chanson qui passait à la radio, d’autres fois il me lisait un article de son journal.
Puis plus rien. Vincent jouait le même jeu du mutisme que moi, une vraie guerre des nerfs. Mais j’ai plus d’entrainement que lui et au bout d’une semaine, il est revenu à la charge avec un sms : « Cherche pas à me remplacer, avec mon mètre 98 et ma mâchoire carrée, tous les autres te sembleront fades… » Il avait gagné la partie.
Le soir même, à 22h, j’étais assise devant chez lui à attendre son retour bien sagement. A 3h du matin, je me suis réveillée frigorifiée sur sa marche, sa tête sur mes genoux.
Peu de temps après, il a accepté un contrat à l’autre bout du pays et il est parti.
Fini les artistes, le dernier en date est Greg le pompier. Pas besoin de raconter à nouveau mon histoire avec lui, son « j’ai trouvé une copine » résume bien notre histoire.
Les exs – Luigi
Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404Oui, y’a encore des exs. Juste 3, rassure-toi, j’ai fini par me calmer.
Luigi l’artiste bâti comme une crevette habitait à 2h de route de moi. Le pied. On gardait chacun notre liberté sans pour autant souffrir de nos absences.
Mais je n’étais qu’une piqure de rappel pour lui. Sa précédente expérience ayant té un fiasco, il était resté de longs mois seul et avant de se remettre sur le marché de la drague, voulais vérifier s’il y « arrivait encore »
En théorie oui. Mais la qualité de la pratique laissait à désirer. Et puis il m’a présenté son beau-père. Un beauf de la pire espèce, genre celui qui juge tout de suite selon ses critères et idées reçues. Un type lourd à l’alcool facile et humour bien à lui.
Dans le fond, ce que le beau-père pensait de moi, je m’en fichais pas mal. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que Luigi me rapporte tout : « Il dit que tu te couches et te lèves trop tard pour faire quelque chose de ta vie. Et il dit que tu es dépravée et instable… »
Il ne m’a pas défendue, il n’a rien dit, je suis sure qu’il a acquiescé quand son beauf-père lui a fait mon analyse. Ce genre de réflexions étaient trop chères payées pour ses piètres performances et son manque d’attention.
Les exs – Le commercial
Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404Le commercial déjanté était assez spécial. On ne se voyait qu’en ville ou chez ses potes. Jamais chez lui, jamais chez moi. Une partie de jambes en l’air vite fait, de grandes balades en ville, des soirées dans son bar fétiche… J’ai eu une vie bien active avec lui, on sortait tout le temps, ça donnait plus l’impression de bons potes un peu coquins à l’occasion. Ca m’allait très bien. Je n’avais pas besoin de plus.
Quand on a commencé à s’ennuyer, qu’on prenait moins de plaisir à trainer ensemble, je lui ai dit qu’il n’avait pas besoin de couper son bouc pour que ça ne me chatouille pas puisque je n’avais plus l’intention de l’embrasser.
On s’est serré une dernière fois dans les bras l’un de l’autre puis je suis rentrée chez moi. Je ne l’ai plus jamais revu. Disparaitre, c’est ma spécialité.
Après lui, il y a eu une longue période de troubles. Trop longue et trop humiliante. Et même si j’en ri maintenant, même si j’éprouve de la pitié pour cet être, je ne peux me résoudre à en parler ouvertement. Si j’avais été la seule à en souffrir, peut-être que cette gène serait déjà partie. Mais je ne suis pas la seule avec qui il a joué, alors zappons le, et pour le coup, ce n’est pas moi mais lui qui disparait.
Les exs – Les 2 sportifs
Posted in Uncategorized on décembre 1, 2008 by fenrir404Après Ted et les nombreuses galipettes Sachiennes (cabine de douche commune d’un hôtel, cabine d’essayage d’un magasin de sport, parking à 16h, rond point en pleine nuit…), ça a été une période assez sportive :
Il y a d’abord eu le joueur de hockey. Vieux pote du collège revenu dans la région lors de sa rééducation (il avait plié son genou dans le mauvais sens durant un match) il m’a finalement plaquée pour un autre mec.
Je me suis posé beaucoup de questions à mon sujet. Suis-je un monstre qui l’a dégouté des femmes ?
Puis le footballeur. Un gentil câlin qui n’a jamais essayé de savoir ce qu’il y avait sous mon t-shirt et ma petite culotte. 4 mois ensemble, 4 mois à dormir ensemble presque tous les jours sans jamais se toucher. Des petits déj au lit à refaire le monde, une vie de couple tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Un Ted qui ne cherchait pas à me dresser ni à « sexer ».
Rupture masquée sur fond de sms et manque de sens de l’orientation. Il m’attendait dans une rue mal indiquée que je n’ai trouvé que 3 mois plus tard. Après ces longs mois de silence, je me suis décidée à aller chez lui récupérer mes affaires. Pas de dispute, pas de larmes, juste un carton de fringues et quelques DVD.
Chez moi, j’ai pleuré tout le week-end. Mais ça, il ne l’a jamais su.
